Mon projet d’expat’ : le FLE

Mon projet d'expat' : le FLE

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Je me suis toujours dit que je ne voulais pas me tourner les pouces durant mon expatriation à  Singapour. Ce n’est en rien une obligation financière pour moi de travailler, Mon Homme subvenant à  nos besoins et son entreprise prenant en charge un certain nombre de frais qui nous facilitent grandement la vie.

Non, je n’ai juste pas envie de me dire en rentrant en France dans quelques années : je n’ai rien fait, à  part voir mes copines et faire du shopping (ça fait très cliché dit comme ça !). J’ai envie de faire quelque chose qui me plaît et si ça peut me permettre de ramener quelques petits sous sous à  la maison, tant mieux ! (Parce qu’on a beau dire mais vivre aux crochets de Mon Homme du jour au lendemain, j’ai encore du mal…)

Du coup, l’expatriation est une formidable occasion pour se demander ce qu’on a vraiment envie de faire, parce que tant qu’à  faire, autant que ce soit fait par plaisir et non par contrainte puisqu’on a le choix. Du coup, je me suis posée la question, bien avant de partir à  Singapour.

Au départ, j’avais pensé faire du « Community Management » (pour faire très court et réducteur, c’est faire de l’animation pour une marque sur les réseaux sociaux) puisqu’avec mon blog et mon temps passé sur les réseaux sociaux, je me disais que j’arriverais forcément à  trouver quelque chose, à  force de persévérance, dans le domaine de la puériculture (mon blog étant initialement un blog de maman). J’ai lu sur le sujet mais je ne me suis pas lancée puisque c’est vrai qu’au final, on passe beaucoup de temps derrière son ordinateur et moins de temps à  découvrir le pays dans lequel on vit et je trouvais ça un peu dommage… Après, si j’arrive à  trouver des missions ponctuelles de temps en temps, je serais ravie !

Du coup, j’ai fait retravailler mes méninges (en pause depuis un bon moment)…

Je n’arrive même plus à  me souvenir comment j’en suis arrivée à  penser à  me former pour devenir enseignant de FLE (français langue étrangère). Peut-être quand je me suis sentie paumée avec l’anglais si particulier d’ici et en me disant qu’en étant natif francophone, ma langue qui est si étrangère ici pourrait me servir à  quelque chose… Ou alors, sur le site internet de l’Alliance Française à  Singapour, en tombant par hasard sur la page du DAEFLE (diplôme d’aptitude à  l’enseignement du français langue étrangère)…

Bref, j’ai commencé à  me pencher sur le sujet en discutant sur des forums avec d’autres femmes expatriées qui avaient passé la formation et qui enseignaient désormais le français à  l’étranger. J’ai aussi eu la chance de rencontrer, soit grâce à  des amis qui connaissent quelqu’un à  Singapour (tout le monde connaît quelqu’un qui vit à  Singapour, c’est fou comme le monde est petit ici !), soit par moi-même, des personnes qui suivent la formation ou qui sont actuellement enseignant de FLE. En me renseignant sur cette formation (qui dure 10 mois pour la formation courte et jusqu’à  4 ans si l’on souhaite se former par module en prenant son temps), j’avais en tête la « facilité » avec laquelle je pourrais trouver du travail si nous partions à  nouveau en expatriation dans un avenir (proche ou lointain). Où que ce soit à  l’étranger, il existera toujours des Alliances françaises ou des centres de langues enseignant le français.

Avec une amie que j’ai rencontré ici et qui est elle aussi partante pour faire la formation, on s’est motivées et on a déjà  commandé plein de bouquins de grammaire, vocabulaire, communication, phonétique et bien entendu, les différents Bescherelle, la bible du français. On s’est même lancées à  donner quelques cours particuliers à  des singapouriens, histoire de voir si ça nous plaisait d’enseigner.

Les premiers retours que je peux faire, c’est qu’on ne s’improvise pas « french tutor » comme ça et que son cours, on le prépare (en sus de l’aide de bouquins qui servent de supports). Sans réelle formation, ce n’est pas évident car il faut aussi s’adapter au niveau de chaque élève et à  leur souhait d’apprentissage : certains veulent parler en étudiant les bases de grammaire et vocabulaire, d’autres ne veulent faire que de la conversation. Pas toujours évident.

Et puis, donner un cours de français en anglais, ça corse les choses ! (Merci Google translate qui m’a sauvé la vie de nombreuses fois !). Déjà , expliquer des règles de grammaire (avec les multiples exceptions que compte la langue française…) en français, ce n’est clairement pas évident mais en anglais, n’en parlons même pas ! D’un côté, je me dis que c’est formateur mais parfois c’est vraiment galère.

Donc, me voilà  toujours aussi motivée, un rappel sur mon téléphone pour m’inscrire au test d’accès du DAEFLE de l’Alliance Française de Singapour à  la rentrée. Si le test se passe bien (il a lieu début novembre), je pourrai m’inscrire au CNED début 2017 pour commencer ma formation. Me remettre derrière un bureau pour bosser quelques heures par jour (tant qu’à  faire, autant passer l’examen final le plus rapidement possible) ne va pas forcément être évident tous les jours mais tant pis ! Je souhaite me lancer dans cette aventure et je vais aller jusqu’au bout !

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Affaire à suivre donc …

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commentaires

  1. Je suis prof de FLE, j’ai enseigné six ans à  l’étranger, n’hésite pas à  aller lire mes histoires sur mon blog 🙂 le DAEFLE est une porte d’accà¨s mais c’est souvent le réseau qui prévaut. Bonne chance pour le test !

  2. Lucile de Guinzan affirme: août 6, 2016 at 3:36

    Ah c’est super, moi je suis traductrice et j’ai eu l’occasion de suivre une initiation au FLE (qui n’était pas une formation complà¨te, juste une introduction, une sensibilisation à  la question en quelque sorte). Les langues étant ma passion je trouve à§a vraiment intéressant de se pencher sur la nà´tre avec ce regard extérieur. Oui c’est sà»r qu’expliquer la grammaire franà§aise en anglais à§a doit àªtre quelque chose !! Bon courage et bonne chance pour novembre alors !!

  3. Oh, ce n’est pas un projet facile, ca, mais c’est une super perspective en terme de developpement personnel, ca! D’ailleurs, tu faisais quoi, comme metier, avant? Tu ne peux plus le faire a Singapour?
    … Sinon c’est marrant, j’ai longtemps donne des cours de francais a des etrangers, mais je me rends compte que je ne suis jamais passee par l’anglais… J’imagine effectivement que la difficulte doit etre encore augmentee, du coup!

    • muminlearning affirme: août 9, 2016 at 5:19

      Je faisais du contrà´le de gestion en collectivité. Difficile donc de trouver quand tu es spécialisée dans les finances en collectivités territoriales franà§aises… Mais de toute faà§on, je ne voulais pas faire à§a ici. Je souhaite profiter de l’expatriation pour découvrir d’autres domaines ! 🙂

  4. […] de formation, mais c’est le challenge que je me suis lancée (cf. mon article sur le FLE) […]

  5. […] d’Aptitude à l’Enseignement du Français Langue Étrangère → cf. mon article sur mon p’tit projet d’expat’). Celui-ci aura lieu la première semaine de novembre (la date n’est pas encore fixée), […]

  6. […] à me poser des questions sur la décision de m’inscrire et de passer la formation pour devenir enseignante de FLE… Le système actuel me convient parfaitement et je ne veux pas avoir plus de cours. Je […]

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