Retour sur 2 mois d’expatriation à  Singapour

Retour sur 2 mois d'expatriation à  Singapour

Cela fait maintenant 2 mois que nous sommes installés a Singapour, l’occasion pour moi de faire un petit retour sur notre expatriation.

Le positif

Tout d’abord, il est clair que Singapour est une destination « facile » pour une première expatriation. Je ne sous-entends pas que ça l’est pour tout le monde (je suis la première à  avoir des coups de mou, voire des coups de blues) mais c’est une ville/pays bien occidentalisé(e) si l’on fait abstraction de la majorité de la population qui est d’origine chinoise et qui te rappelle que tu es en Asie ! 🙂

On trouve de tout, plus ou moins facilement, on peut manger local comme européen (mais il faudra y mettre le prix), le réseau de transport est bien développé (et n’est pas cher !), on prend le taxi comme on prendrait le métro ou le bus à  Paris tellement c’est donné (en comparaison avec les prix français bien sûr !), la ville est kids-friendly (il y a des chaises bébés dans TOUS les restaurants et on ne te regarde pas avec des gros yeux quand tu arrives avec ton enfant, des espaces de change et allaitement sont prévus dans tous les malls, parcs, …), la ville est propre, le climat est agréable (quand on aime les climats tropicaux avec humidité ambiante), … et on y parle anglais, une langue censée être comprise par le plus grand nombre d’entre nous.

espace change Singapore

Un espace de change dans un parc

Sur le plan de la diversité, il a une grande mixité : chinois, indiens, malais, caucasiens forment un tout représentant Singapour et les temples indiens côtoient les temples chinois, comme les mosquées, les églises et synagogues. En bas de chez moi, sur 200 mètres, je passe devant une synagogue, une église et un temple indien. Et tout est fait pour que tout ce petit monde s’entende sans heurts.

Chinatown Singapore

Une mosquée côtoyant un temple indien

Autre moyen (et pas des moindres) qui permet de rencontrer des français : les associations françaises ou les groupes sur Facebook (Singafrogs, Singapour nanas, pour n’en citer que quelques uns). Alors là , je vous vois venir: « mais pourquoi vas-tu rencontrer des français alors que tu vis à  l’étranger ? C’est l’occasion de rencontrer des locaux ou des personnes d’autres nationalités ! ». Ce à  quoi je vous répondrai : en effet, peut-être mais plus tard. Car lorsque tu arrives à  l’étranger, dans un pays que tu ne connais pas, tu as envie de créer ton réseau pour ne pas rester seul(e) chez toi et surtout, tu as envie de pouvoir t’exprimer facilement. Et en anglais, pour moi, ce n’est pour l’instant pas le cas. Baragouiner quelques phrases en anglais, je sais faire mais tenir une vraie discussion, pour l’instant non. Du moins je comprends (la plupart du temps) mais je n’ai pas assez de vocabulaire pour répondre. Du coup, tu cherches des personnes avec qui tu pourras discuter facilement sans barrière de la langue. Et pour ça, les associations françaises et les réseaux sociaux, en plus de te proposer de multiples activités, te permettent de rencontrer d’autres français. Par ces biais, j’ai fait de très belles rencontres et peux désormais dire que j’ai des ami(e)s. Et dieu sait que c’est important lorsque tu es à  l’autre bout du monde !

Bref, Singapour est un pays dans lequel il fait bon vivre !

Le négatif

Mais voilà , il y a toujours des petits détails qui font que, les coups de blues et le mal du pays, de la famille, reviennent au galop …

Par exemple et principalement pour moi : l’anglais. C’est censé être la langue universelle, celle la plus parlée au monde (pas comme le japonais ou le russe). Et bien, avec leur accent bien particulier, c’est relativement compliqué de comprendre les singapouriens pour une oreille inexpérimentée telle que la mienne… Et alors, je ne vous parle même pas de ceux qui parlent le singlish, le dialecte local, un joyeux mélange d’anglais et de chinois !

singlish - blog - Singapore

Je me rappelle encore mon désarroi devant le technicien venu installer Internet dans notre appartement…

Par exemple : «Donno, lah !»*. Qu’est-ce que cela veut dire à  votre avis ? Alors, alors… ? Si vous trouvez, c’est que vous avez déjà  vécu ou vivez à  Singapour. Je vous laisse un peu chercher et je vous donnerai la traduction à  la fin de l’article. 😉

Apres l’avoir fait répéter plusieurs fois, je le regardais, complètement désemparée, ne comprenant toujours pas un mot de ce qu’il disait ! Facile l’anglais à  Singapour ? Pas toujours !

Et ne parlons pas des coups de fil que je peux recevoir où le débit de ton interlocuteur ne te permet d’attraper au vol que quelques mots que tu comprends et que tu te vois dans l’obligation de répondre : «Sorry, I don’t understand. Can you speak slowly please ?». Et si après un 2ème tour, tu ne comprends toujours pas et que tu dois répéter la même chose… Franchement, moi je le vis mal et ça me met mal à  l’aise car je ne maîtrise pas la situation et n’aime pas ça du tout. Ça viendra probablement avec le temps mais je trouve cela très désagréable et cela me rappelle bien que je suis à  l’étranger et pas « chez moi ».

Après, il y a les différences culturelles auxquelles il faut essayer de s’habituer comme les photos prises de ta fille (parfois à  ton insu) par les asiatiques. Ça choque, ça exaspère, c’est râlant mais c’est souvent comme ça ici. Ils dégainent leur smartphone ou appareil photo à  la moindre occasion.

Autre point qui vient s’ajouter à  la partie « j’aime pas » du bilan : les bêbêtes… Je n’aime pas les insectes ou tout autre animal rampant.. Je déteste ça et j’en ai peur. Alors quand ce n’est pas chez moi ça va mais quand elles s’invitent dans ton appartement, c’est beaucoup moins drôle et je peux devenir hystérique à  cause d’une bestiole.

Bilan

Voilà  pour le premier bilan de cette expatriation. Je dirai que pour l’instant, ça se passe plutôt pas mal…

Ça ne fait que 2 mois que nous y sommes, je pense que d’ici encore quelques mois, je pourrai mettre à  jour ce bilan et faire un nouveau retour avec d’autres points positifs et négatifs et espérons que certains points aujourd’hui négatifs ne le soient plus (comme l’anglais !).

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*« Donno, lah ! » signifie donc « Oh, I don’t know !« . Alors, vous aviez trouvé ? 😉

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commentaires

  1. Pauline affirme: juin 23, 2016 at 6:39

    Si tu savais comme je me retrouve dans ton article… Je me revois encore les premiers mois à  Hong Kong !

    Mais si à§a peut te « rassurer » un peu, les points négatifs que tu as listé vont vite changer, bien plus vite que tu ne le penses !
    Ton oreille va trà¨s vite s’habituer à  l’accent anglais des singapouriens, et à§a va devenir un jeu d’enfant !
    Pour les coups de blues, il y en aura encore, mais a moindre échelle.
    Bon, en ce qui concerne les bàªbàªtes, là , c’est moins sà»r. Ton appart aura beau àªtre désinfecté du sol au plafond, dans les moindres recoins, elles trouvent toujours moyen de s’inviter… :-S

    On pourra en parler un peu si tu veux quand vous serez la.
    Trop contents que vous veniez un peu a Montferrier d’ailleurs. Je suis en vacances les 3 premià¨res semaines d’aout, on viendra vous voir !

    Je vous embrasse trà¨s fort tous les 3,

    • muminlearning affirme: juin 23, 2016 at 6:44

      J’aime pas quand tu dis « en ce qui concerne les bàªbàªtes, là , c’est moins sà»r. » :-/
      Tu as raison, je pense que l’anglais, à§a viendra avec le temps.
      Et oui, trop contente de vous voir début aoà»t !!!

  2. C’est une vision extérieure, hein, mais globalement, je trouve que ton premier bilan est trà¨s positif…
    Ce que tu aimes c’est les mélanges de cultures, les rencontres, les découvertes…
    Ce que tu n’aimes pas, c’est les difficultés liées à  la langue et à  l’installation. (Et les bestioles).
    Les points que tu n’aimes pas devraient se résoudre assez vite, pour laisser plus de place à  l’émerveillement 🙂 (Sauf pour les bestioles, là  il y a peu d’espoir).
    Et surtout, pas de panique… on a toujours tendance à  vouloir mettre la charrue avant les boeufs, àªtre tout de suite installé, mais à§a prend vraiment du temps. Et c’est le cas pour la plupart des gens! Nous, en Thaà¯lande, il nous a fallu sept à  huit mois avant de se sentir bien (et au début on a vraiment détesté)… pourtant, nous venions d’une autre expatriation en Asie, avec donc un choc culturel moindre…
    Allez, courage, mais t’es bien partie!

    • muminlearning affirme: juin 24, 2016 at 5:21

      Je pense en effet qu’il y a pire comme 1er bilan !
      Bizarrement, tout le monde me dit que pour les bestioles, à§a ne changera pas… J’aimerais bien pourtant ! 😀
      Les 5 semaines que j’avais passées en Thaà¯lande pour retrouver mon (futur à  l’époque) mari en 2004, j’avais adoré ! Mais ce n’était pas une expatriation, donc les impressions ne sont pas les màªmes. Vous àªtes o๠exactement en Thaà¯lande ? (j’ai déjà  dà» le lire sur ton blog mais j’ai oublié !)

      • Pour les bestioles, je vois dans ton dernier post que vous avez aussi les fourmis! On a vraiment toutes les memes, alors! Ah non, il vous manque les serpents 😉
        En Thailande, nous sommes un poil au nord de Pattaya (au sud est de Bangkok). Vous etes les bienvenus si vous passez par la!

        • muminlearning affirme: juin 27, 2016 at 8:44

          Si, si, on a les serpents, je te rassure ! 😉
          Merci pour l’invitation, j’y penserai quand nous programmerons un voyage en Thaà¯lande !

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